Choses à Savoir TECH VERTE cover art

Choses à Savoir TECH VERTE

Choses à Savoir TECH VERTE

By: Choses à Savoir
Listen for free

About this listen

Tout ce qu'il faut savoir dans le domaine de la Green Tech.

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Episodes
  • Une start-up créée de l’eau à partir de l’air ?
    Mar 3 2026

    Produire de l’eau potable… à partir de l’air. L’idée peut sembler futuriste, elle vient pourtant d’être récompensée. La start-up française Agua de Sol a reçu le prix de l’innovation de l’Union des industries et entreprises de l’Eau pour une solution capable de transformer l’humidité atmosphérique en eau potable grâce à l’énergie solaire.

    L’enjeu est immense. En 2025, selon la Banque mondiale et les Nations unies, plus de 2 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à une eau potable sûre. Un quart de l’humanité vit dans des zones soumises à un stress hydrique extrêmement élevé. Et d’ici 2050, un milliard de personnes supplémentaires pourraient basculer dans cette situation.


    Si le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont en première ligne, l’Europe n’est pas épargnée. Le WWF estime que 20 % du territoire européen et 30 % de sa population sont déjà concernés. Face à l’épuisement des nappes phréatiques et à la pression sur les rivières, Agua de Sol propose de puiser dans un autre réservoir : l’atmosphère. Car l’air contient environ six fois plus d’eau que l’ensemble des rivières du globe. Plus de 60 % de la planète est concernée par une humidité exploitable. Et avec le réchauffement climatique, chaque degré Celsius supplémentaire permet à l’air de contenir environ 7 % d’humidité en plus.


    La technologie développée repose sur un principe simple : l’air est aspiré dans un panneau alimenté par énergie solaire. Un système interne provoque la condensation de la vapeur d’eau, comme la buée sur une vitre froide. L’eau récupérée est ensuite filtrée et minéralisée pour atteindre les standards de potabilité. Selon les besoins, elle peut aussi être utilisée pour l’irrigation ou comme eau stérile industrielle.


    Le tout fonctionne sans raccordement au réseau, sans forage, sans transport. Une approche dite « low-tech » : robuste, sobre en énergie, décentralisée, produisant l’eau directement sur le lieu de consommation. Côté coût, Agua de Sol annonce un prix compris entre 10 et 12 centimes d’euro par litre, soit environ trois fois moins que l’eau en bouteille. Dans un monde où plus de 2 milliards de personnes dépendent encore de l’eau conditionnée faute d’alternative fiable, la promesse mérite attention.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Show More Show Less
    2 mins
  • Une pollution cachée par les lancements de fusée ?
    Mar 2 2026

    En février 2025, le ciel européen s’est transformé en théâtre spatial. Le second étage d’une fusée Falcon 9, après avoir mis en orbite des satellites Starlink quelques jours plus tôt, est entré de manière incontrôlée dans l’atmosphère. Vers 100 kilomètres d’altitude, l’engin s’est fragmenté, donnant naissance à une spectaculaire boule de feu visible dans plusieurs pays. Certains débris ont même été retrouvés au sol, en Pologne. L’incident aurait pu être dramatique. Il a pourtant offert aux scientifiques une occasion rare : observer avec précision ce que laisse derrière elle la désintégration d’un objet spatial dans la haute atmosphère. Grâce à un système lidar, un dispositif utilisant des impulsions laser pour analyser la composition de l’air, installé en Allemagne, et à des modèles de circulation atmosphérique, les chercheurs ont détecté un panache inhabituel de lithium à environ 96 kilomètres d’altitude. La concentration mesurée était dix fois supérieure aux niveaux habituels.


    En retraçant le déplacement des masses d’air sur plusieurs heures, ils ont pu relier ce nuage métallique à la trajectoire exacte de la rentrée du Falcon 9. Les hypothèses d’une origine naturelle, comme la poussière cosmique ou certains phénomènes ionosphériques, ont été écartées. Les conclusions, publiées dans la revue Nature, sont sans ambiguïté : la combustion des fusées et des satellites injecte bien des particules métalliques dans les couches supérieures de l’atmosphère, où elles peuvent être transportées sur de longues distances.


    Cette découverte intervient alors que les lancements se multiplient, notamment pour déployer les mégaconstellations de satellites. À l’horizon 2040, jusqu’à 60 000 satellites pourraient être en orbite. Chaque rentrée atmosphérique libérerait des milliers de tonnes de particules, notamment d’aluminium. Ces aérosols pourraient influencer localement la température, perturber la circulation des vents ou interagir avec la chimie de l’ozone. À cela s’ajoutent les émissions directes des lancements, comme le carbone noir ou certains résidus de carburants solides.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Show More Show Less
    2 mins
  • De nouvelles batteries font chuter les prix chez Renault ?
    Mar 1 2026

    Ampere traverse une période de transition, avec sa réintégration progressive au sein du groupe Renault. Mais pour le constructeur français, pas question de lever le pied sur l’électrique. Au contraire. La dernière annonce en date le montre : la recherche continue, et elle vise un point névralgique de la voiture électrique, la batterie.


    Renault vient en effet d’officialiser un partenariat entre Ampere, sa filiale dédiée aux véhicules électriques, et l’entreprise espagnole Basquevolt. Objectif : accélérer le développement des batteries dites « lithium métal », une technologie considérée comme l’une des pistes les plus prometteuses pour dépasser les limites actuelles.

    Aujourd’hui, la plupart des voitures électriques utilisent des batteries lithium-ion à électrolyte liquide. L’électrolyte, c’est le milieu dans lequel circulent les ions lithium entre les deux électrodes de la batterie lors de la charge et de la décharge. Dans la technologie développée par Basquevolt, cet électrolyte liquide est remplacé par un électrolyte polymère solide, associé à une anode avancée en lithium métal.


    Ce changement n’est pas anodin. Selon les partenaires, il permettrait un « saut technologique majeur » en matière de densité énergétique — autrement dit, plus d’énergie stockée pour un même volume ou un même poids. À la clé : des batteries plus compactes, plus légères, dotées d’une meilleure stabilité thermique — un enjeu crucial pour la sécurité — et capables de se recharger plus rapidement. On parle ici de la grande famille des batteries solides, sur lesquelles plusieurs constructeurs, notamment asiatiques, travaillent activement. Basquevolt affiche d’ailleurs une ambition claire : devenir un leader européen dans ce domaine stratégique.


    Mais au-delà des performances, l’enjeu est aussi industriel. Le recours à un électrolyte polymère permettrait, selon le communiqué, de simplifier le processus de fabrication. Résultat annoncé : environ 30 % d’investissement en moins par gigawattheure dans une gigafactory classique, et 30 % d’énergie économisée par kilowattheure produit. Pour Renault, l’équation est simple : gagner en autonomie, en sécurité et en compétitivité.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Show More Show Less
    2 mins
No reviews yet
In the spirit of reconciliation, Audible acknowledges the Traditional Custodians of country throughout Australia and their connections to land, sea and community. We pay our respect to their elders past and present and extend that respect to all Aboriginal and Torres Strait Islander peoples today.