Vlan! Leadership cover art

Vlan! Leadership

Vlan! Leadership

By: Grégory Pouy
Listen for free

About this listen

Le monde est en plein mouvement, la majorité des organisations ne sont plus en phase avec l'époque et elles le savent, elles doivent se transformer en profondeur.
Mais pas de transformation d'organisation sans leadership.
Dans ce podcast nous explorons avec des leaders éclairés mais également avec des chercheurs à quoi le leadership peut et doit ressembler.
Vlan! Leadership, c'est de l'inspiration mais c'est aussi un outil pour les leaders de demain en montrant que d'autres modèles sont possibles que ce soit pour les grandes ou les petites structures.

Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

All right reserved
Career Success Economics Leadership Management Management & Leadership
Episodes
  • #69 Ce que le leadership a en commun avec tomber amoureux avec Gianpiero Petriglieri
    Mar 23 2026
    Gianpiero Petriglieri, professeur de comportement organisationnel à l'INSEAD et ancien psychiatre. Une conversation que j'attendais depuis six mois et qui valait largement l'attente.Gianpiero est l'un de ces rares chercheurs qui osent traverser les frontières : entre la clinique et le management, entre la psychologie du soin et la théorie des organisations, entre la rigueur académique et une humanité très concrète. Il enseigne le leadership à l'une des meilleures business schools du monde, et sa conviction centrale est radicale : le leadership n'est pas une compétence qu'on transmet. C'est une capacité à prendre soin — et à l'élargir.Dans cet épisode, nous parlons de ce que le mot "amour" vient faire dans les organisations néolibérales, de pourquoi l'anxiété est l'ennemi numéro un du leadership, et de comment l'IA risque de nous transformer en éditeurs de notre propre pensée plutôt qu'en générateurs d'idées. J'ai questionné Gianpierro sur la différence entre manager et leader, sur la psychologie des sans-pouvoir, sur ce que les dictateurs et les meilleurs dirigeants ont paradoxalement en commun, et sur pourquoi les vrais leaders ne seront jamais, par définition, data-driven. Une des conversations les plus denses et les plus vivantes que j'ai eues sur ce podcast.CITATIONS MARQUANTES"L'amour, c'est la psychothérapie de la nature. Quand on en est privé, on répète ou on capitule. Quand on est dedans, tout devient possible." — Gianpierro Petriglieri (citant Eric Berne, ~36:25)"Les leaders ne sont jamais data-driven. Les machines le sont. Les humains sont toujours guidés par leurs devoirs et leurs désirs." (~43:52)"L'IA ne va pas vous appease — elle va vous apaiser. Et un leader qui s'apaise cesse de vouloir changer quoi que ce soit." (~57:00)"Le vrai ennemi du leadership, c'est la psychologie des sans-pouvoir — cette conviction qu'on ne peut rien changer." (~52:40)"Les psychopathes sont des leaders dangereux pour une raison simple : ils sont incapables de se faire des amis." (~01:04:44)IDÉES CENTRALES 1. Le leadership, c'est une capacité à prendre soin — pas un titre Le leadership n'est pas conféré par une promotion ou un poste. C'est quelque chose que les autres vous accordent quand ils viennent vous chercher pour trouver clarté, sécurité ou connexion. La promotion n'est qu'une conséquence du leadership, jamais son point de départ. Pourquoi c'est important : ça renverse la logique d'attente dans les organisations et libère les gens d'agir avant d'avoir le titre. (~23:00–25:49)2. L'anxiété rétrécit, l'amour élargit L'anxiété est le mécanisme central qui réduit notre capacité à diriger. Elle nous rend contrôlants, fermés, incapables d'attention. L'amour — au sens large — est ce qui élargit cette capacité. Le développement du leadership, c'est donc apprendre à être moins anxieux dans plus de circonstances. Pourquoi c'est important : ça donne une grille de lecture psychologique concrète à ce qu'on appelle vaguement "soft skills". (~19:04–21:01)3. L'IA produit, elle ne génère pas Gianpierro distingue radicalement production et génération. L'IA reproduit la moyenne statistique du passé. Le vrai leadership, comme le vrai amour, commence par l'imagination — par la capacité à voir ce qui n'existe pas encore. Le risque de l'IA n'est pas qu'elle nous remplace, c'est qu'elle nous transforme en relecteurs de notre propre pensée. Pourquoi c'est important : ça donne une position nuancée et convaincante sur l'IA dans les organisations, ni technophobe ni naïve. (~41:58–43:52)4. La psychologie des sans-pouvoir, ennemi numéro un du leadership Le sentiment "je suis trop petit pour changer quoi que ce soit" est une illusion destructrice qui traverse tous les niveaux hiérarchiques — des jeunes étudiants aux PDG. Tout le monde attend d'avoir plus de liberté pour agir. Et cette liberté n'arrive jamais. Pourquoi c'est important : ça nomme quelque chose de très répandu et très paralysant, avec un levier d'action simple — commencer à "cuisiner et décorer" maintenant. (~52:40–55:42)5. Le leader n'existe que pour quelqu'un, sur quelque chose On ne peut pas être un leader universel. On est toujours le leader de quelqu'un, pour quelque chose, à un moment donné. Prétendre à l'universel, c'est soit du mensonge, soit du totalitarisme. L'honnêteté du leadership commence par savoir précisément ce qu'on veut construire et pour qui. Pourquoi c'est important : ça déconstruit le mythe du leadership héroïque et remet au centre la question de l'intention concrète. (~27:49–30:00)6. Les amis, ressource première du leader Contre l'idée reçue que le leadership isole, Gianpierro affirme que les amis sont la ressource la plus précieuse d'un leader. Ils nous tiennent responsables, nous font pardonner nos trahisons envers nous-mêmes, et baissent notre anxiété — ce qui augmente mécaniquement notre capacité ...
    Show More Show Less
    1 hr and 6 mins
  • #68 Pourquoi 80% des transformations d'entreprise ne marchent pas ? avec Ibrahima Fall
    Mar 9 2026
    Ibrahima Fall, dirigeant de Hommes & Décisions, président-fondateur de l'Institut du Travail Réel et intervenant à Polytechnique exécutive éducation. il est de ces invités qu'on attend depuis longtemps : un homme qui pense vraiment, qui ne cède rien sur les mots parce qu'il ne cède rien sur les choses. Je l'ai découvert grâce à Emmanuel Duez, qui me l'a recommandé et je comprends pourquoi. Dès les premières minutes, j'ai senti que cet épisode allait bousculer beaucoup d'idées reçues sur le management, le leadership et la transformation des organisations. Dans cet épisode, nous parlons de la différence fondamentale entre le travail prescrit et le travail réel et pourquoi ignorer cette distinction fabrique du malheur dans les entreprises. J'ai questionné Ibrahima sur ce qu'il appelle le "trétentisme", cette fuite en avant qui consiste à soigner les individus plutôt que de soigner le travail lui-même. Nous parlons aussi de la confusion entre changer et transformer, entre problème et situation, entre esprit critique et esprit de crête. Et bien sûr, nous n'évitons pas l'IA — non pas pour savoir quel outil utiliser, mais pour nous demander ce qu'on a vraiment intérêt à lui confier. Ibrahima pose une question que presque personne ne pose : est-ce que parce que c'est techniquement possible, c'est forcément souhaitable ?3. CITATIONS MARQUANTES"Tout ce qui se fait sans le réel va périr avec le réel." (28:34)"Ce n'est pas le management qui donne du sens au travail, c'est le travail qui donne du sens au management." (09:27)"L'IA, je la considère comme un voleur très compulsif. Je ne lui donne pas mon portefeuille à garder." (44:47)"Les limites de mon langage sont les limites de mon monde. On a besoin de fertiliser le regard." (22:16, citant Wittgenstein)"Il n'y a pas de bien-être sans bien vivre, il n'y a pas de bien vivre sans bien faire." (27:04)4. IDÉES CENTRALES 1. Le travail réel vs le travail prescrit (00:54 – 05:00) Quelle que soit la qualité des procédures, les gens mobilisent toujours leur intelligence pour faire face à l'imprévu. Ce gap entre prescrit et réel, c'est là que vit l'innovation — et c'est ce que la plupart des organisations nient. Ignorer le travail réel, c'est fabriquer du désengagement et de la maladie. Pourquoi c'est important : C'est le fondement de tout le reste. Si on ne reconnaît pas que travailler c'est toujours plus que ce qui est écrit, toute démarche managériale repose sur du sable.2. Changer ≠ Transformer — et confondre les deux coûte cher (16:57 – 20:03) "Changer" vient de cambiare (échanger) — on peut changer un process du jour au lendemain. "Transformer" vient de transformare (métamorphoser) — ça ne se décrète pas. Entre 60 et 80 % des projets de transformation échouent précisément parce qu'on fait du "transformisme" : du changement habillé en transformation. Pourquoi c'est important : Toutes les entreprises se réclament de la transformation. Presque aucune ne comprend ce que le mot signifie vraiment.3. Le problème n'est pas un problème — c'est une situation (21:16 – 23:05) Un problème, on peut en faire le tour et le résoudre (le dissoudre). Une situation, on est pris dedans — il n'y a pas de solution, juste des arrangements et des issues possibles. L'IA excelle à résoudre des problèmes. Elle ne dit rien sur les situations. Pourquoi c'est important : La quasi-totalité des défis réels en management sont des situations, pas des problèmes. Penser qu'une loi, un process ou une IA va "résoudre" ça est une illusion dangereuse.4. L'IA augmente les facultés, pas le jugement (33:32 – 46:47) Plus on a de facultés, plus on requiert du jugement pour les orienter. Or le jugement, ça se nourrit de culture, de temps, d'expérience — pas d'optimisation. La vraie question sur l'IA n'est pas technique : c'est de savoir quels métiers on a intérêt à lui confier, et lesquels nécessitent d'être "encastrés dans le contexte humain". Pourquoi c'est important : On se trompe de débat sur l'IA. Le vrai enjeu est philosophique et éducatif.5. Manager, c'est formuler des problèmes — pas les résoudre (49:07 – 54:25) Résoudre des problèmes, c'est le niveau inférieur de l'intelligence. Un vrai manager/leader formule de nouveaux problèmes, voit ce que les autres ne voient pas, et crée les conditions pour que les équipes fassent un travail de qualité. C'est ce qu'Ibrahima appelle le "travaillement" — travailler sur le travail. Pourquoi c'est important : Ça redéfinit radicalement ce qu'on attend d'un manager et explique pourquoi séparer "leadership" de "management" est une erreur intellectuelle majeure.5. QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWQu'est-ce qu'on appelle le travail réel, et c'est quoi la réalité d'une certaine manière ? (00:24)Comment se fait-il qu'autant d'entreprises semblent déconnectées du réel — ou est-ce une vue de l'esprit ? (05:03)Est-ce qu'il ne manquerait...
    Show More Show Less
    1 hr and 1 min
  • #67 Le care peut-il survivre dans l’efficacité du lean ? avec Antoine Bordas
    Feb 2 2026
    Antoine Bordas, entrepreneur, expert en Lean Management et Lean Tech.Quand on pense au Lean, on imagine souvent une version froide et brutale de l’optimisation : des process qui écrasent, des KPI, des chaînes de production huilées jusqu’à l’inhumain. Moi aussi, je pensais ça. Franchement, l’idée même de Lean m’évoquait l’inverse du care. Et c’est précisément là que commence cette conversation.Parce qu’Antoine est venu me dire : tu fais fausse route. Et il m’a expliqué, avec patience, avec passion, avec précision, que le Lean, le vrai, c’est tout sauf ça.C’est une stratégie radicale de respect. C’est une obsession du réel. C’est une école de pensée pour réapprendre à apprendre, ensemble. Et surtout : c’est un projet profondément humaniste, pensé pour durer.Dans cet épisode, nous parlons d’histoire — celle de Toyota, du Japon d’après-guerre, de Taichi Ono. Nous parlons de présent — d’IA, d’hôpital, de startups, de lignes de code et de collaborateurs désengagés. Et nous parlons d’avenir — de ce que pourrait être une entreprise robuste, résiliente, joyeuse même, si elle réapprenait à voir les problèmes non pas comme un échec, mais comme une opportunité collective d’évoluer.J’ai questionné Antoine sur tout : le mythe de la productivité, la réalité du travail dans les usines Lean, la différence entre performance et flicage, la place des émotions, le rôle du manager, le fantasme de l’IA qui remplace l’humain, et même la possibilité d’un football Lean (oui, on parle aussi de foot).On a parlé d’outils, bien sûr. De dojos, de Gemba, de management visuel, de Handon. Mais surtout, on a parlé de culture. De regard. D’intention. Parce qu’au fond, ce que défend Antoine, c’est une autre manière de voir les organisations. Non pas comme des machines à produire, mais comme des systèmes vivants, où chaque personne a le droit — et le devoir — d’apprendre, de grandir, et de contribuer à quelque chose de plus grand qu’elle.Un épisode qui m’a profondément nourri. Et qui, je l’espère, viendra bousculer quelques certitudes.Citations marquantes« Le Lean, c’est apprendre ensemble à résoudre des problèmes réels. »« Si tu n’as pas de problème, c’est que tu n’as plus rien à apprendre. »« On développe des personnes avant de développer des produits. »« L’IA ne remplacera jamais quelqu’un qui sait apprendre à apprendre. »« Une vraie boîte Lean, c’est une entreprise faite pour durer 100 ans. »Idées centrales discutées (Big Ideas)Le Lean, une stratégie humaniste mal comprise (≈01:22)Souvent perçu comme productiviste, le Lean repose au contraire sur le respect, la formation et l’amélioration continue.→ Important pour repenser la manière dont on envisage la performance.Résolution de problèmes : la compétence clé (≈17:41)Le cœur du Lean, c’est la capacité à voir les problèmes et à les résoudre ensemble, chaque jour.→ Utile pour recréer une culture de responsabilité partagée.Moins de pression, plus d’autonomie (≈18:21)Avec les bons outils (comme le système Andon), les employés ne subissent pas la pression : ils sont soutenus.→ Remet en cause le mythe du Lean oppressif.L’apprentissage au centre du travail (≈08:08)Chaque personne doit savoir ce qu’elle est en train d’apprendre. Sinon, elle est mal positionnée.→ Clé pour réengager les collaborateurs et construire la robustesse.L’IA peut détruire… ou renforcer l’humain (≈34:35)Antoine alerte sur l’IA qui dépossède les humains de leur pensée. Le Lean peut devenir un rempart.→ Nécessaire pour une intégration éthique et durable de l’IA.Questions posées dans l’interviewPourquoi le Lean fait-il si peur en France ?Quelle est la différence entre Lean Management et Lean Startup ?En quoi le Lean peut-il être une stratégie de care ?Comment le Lean transforme-t-il les relations au travail ?Quelle est la place réelle de la productivité dans le Lean ?Comment Toyota forme-t-elle ses collaborateurs différemment ?Peut-on faire du Lean dans un hôpital ou une startup ?L’IA peut-elle s’intégrer dans une culture Lean ?Quelles sont les erreurs les plus fréquentes quand on applique mal le Lean ?Par où commencer pour transformer une entreprise avec le Lean ?Références citées dans l’épisodeEntreprises & exemples :Toyota – modèle historique du Lean (≈01:58)Conto – analyse client hebdomadaire (≈08:48)Hôpital Sainte-Anne – Lean en milieu hospitalier (≈20:34)Aramis Auto – exemple industriel français (≈23:12)Veolia Eau France – transformation Lean à grande échelle (≈45:41)Kipik, Théus, FC Versailles – autres cas évoquésPersonnalités :Taichi Ono – inventeur du Toyota Production System (≈02:12)Michael Ballé & Freddy Ballé – sensei français du Lean (≈25:15)Aymeric Augustin – CTO chez Conto (≈30:19)Alexandre Mulliez – FC ...
    Show More Show Less
    1 hr
No reviews yet
In the spirit of reconciliation, Audible acknowledges the Traditional Custodians of country throughout Australia and their connections to land, sea and community. We pay our respect to their elders past and present and extend that respect to all Aboriginal and Torres Strait Islander peoples today.