Episodes

  • Pierre Albert-Birot : aux jeunes poètes
    Jan 1 2026

    « Immatériels matériaux » — la formule sonne comme une énigme de marché noir. On distribue aux apprentis poètes des caisses vides et des outils rouillés, et l’on leur dit : construisez.

    Puis l’injonction : « Obéissez ». Mais à qui ? Aux autres, à soi, à une Loi qui n’a pas de nom. Ça se contredit exprès, ça titube, et c’est dans ce vertige que naît le poème. Comme une mère qui enfante et rit d’avoir suivi une règle qui n’existe pas.

    Et enfin le coup de règle sèche : « Copier copier ». Pas de théorie, pas de mystère. Juste recopier sa propre vérité comme une punition d’écolier. Tout le reste, c’était du théâtre.

    Mots-clés : Pierre Albert-Birot, Aux jeunes poètes, immatériels matériaux, obéissez, copier copier, loi, contradiction, ironie, fécondité, naissance du poème

    Si ça t’a remué un peu, fais circuler : abonne-toi, partage, laisse une trace griffonnée. C’est comme ça que la poésie évite de s’éteindre… enfin j’imagine.

    On se recroisera peut-être ailleurs : Actu-Rime — une chanson qui gratte, un décryptage qui cogne : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/actu-rimes-comprendre-le-monde-en-musique/id1769964253 SnapCult — des recos sèches, moins de cinq minutes, ça claque et ça passe : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/snapcult/id1806802943

    Voilà. Bref.

    Abdelghani Boudik

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    3 mins
  • Guillaume Apollinaire : les sapins
    Dec 21 2025

    Un souffle me traverse, comme si une note étranglée s’accrochait à mes aiguilles. J’ai été décoré d’ampoules brûlantes, ficelé de guirlandes trop lourdes ; le salon sent la cire éteinte et la poussière stagnante. Chaque pas fait vibrer le parquet, mais personne n’écoute le cri qui se serre dans mes fibres.

    Par la vitre passent les phares, bateaux anonymes, et je voudrais lever mes bras pour les saluer. À la place, on m’a travesti en magicien, en rabbin, en chérubin maladroit, je change de rôle au gré de vos humeurs. J’incante, je chante, je ploie — mais tout cela m’épuise. Le chant ancien qui revient racle dans ma sève comme une prière avortée.

    Une branche cède, le craquement arrache un gémissement muet. Ce n’est pas du bois : c’est ma chair qui s’ouvre, et personne ne détourne la tête. Vous souriez encore, vous posez vos cadeaux, mais moi je m’effrite. J’ai honte de rester dressé alors que je voudrais tomber, m’éteindre.

    Je sais déjà la fin : un trottoir humide, mes aiguilles répandues comme des confettis pour rats, mes étoiles mortes piétinées. Et pourtant je me dresse encore, ridicule prophète d’hiver.

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    Abdelghani Boudik

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    3 mins
  • Pierre de Ronsard : ciel, air et vent
    Dec 11 2025

    Un dessous de table gras, chewing-gum écrasé, odeur de friture qui colle aux cheveux. C’est là que je rature, stylo qui bave, lettres tordues. Ronsard, lui, planquait son incapacité derrière des « ciels, vents et monts » — un défilé de paysages pour masquer le trou dans la gorge. Franchement, ça sonne comme un type qui meuble la conversation parce qu’il n’a rien d’autre à sortir.

    « Antres moussus », « vallons bossus », « plages blondoyantes »… ok, joli décor, mais à force ça pue l’alibi. C’est pas une louange, c’est une couverture, comme quand tu balances trois excuses foireuses d’affilée pour justifier ton retard. Et le pire : ça marche. On s’extasie devant la broderie, on oublie qu’il n’a pas eu les tripes de dire un mot de trois syllabes : a-dieu.

    Et ce « rongé de soin et d’ire » — sérieux ? On croirait un rapport de police qui enjolive une bagarre de comptoir : « incident modéré, tensions verbales ». Non. C’était juste la trouille, la vraie, la bouche sèche. Moi aussi j’ai connu ça : j’ai laissé un silence puant à la place d’une phrase, j’ai claqué une porte en guise de ponctuation. J’ai cru que c’était malin. C’était pathétique.

    Voilà le vrai sens : ce poème est une embrouille magnifique. Une lâcheté mise en musique. Un raté maquillé en chef-d’œuvre. Et je crache pas dessus : ça me rassure de voir que même les grands baratineurs se plantent, que leur génie pue parfois la sueur de l’échec.

    Basta.

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    Abdelghani Boudik

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    3 mins
  • Émile Verhaeren : décembre
    Dec 1 2025

    Mur. J’écris vite avant que l’encre ne bave trop. Nous sommes le vent, nous portons des sacs plastiques arrachés, nous grinçons contre les volets, nous cognons dans vos gouttières fendues ; nous ne savons pas attendre.

    Nous sommes la pluie, traînée sombre, auréole ouverte au plafond, gouttes qui tombent dans des bassines cabossées et réveillent vos nuits. Nous voulons entrer, loger dans vos failles, boire vos silences. Je l’avoue, nous ne donnons rien qu’un froid maladroit — mais c’est la seule tendresse qui nous reste.

    Nous sommes la neige, pas lys immaculés mais sel gris, poussière de pneus, crissement qui casse les pas. Nous insistons : ouvrez, ouvrez. Neige et sel et crasse et bruit et vide et fatigue. Nous n’avons pas de visage, mais nous vous tenons.

    Vous l’avez dit vous-mêmes, « nous sommes les gens inquiétants ». Nous vous avons entendus dans le couloir, mêlés au râle du frigo, à la fuite d’eau, à la machine qui s’essouffle. C’est risible, mais nous l’avons pris pour un chœur.

    Alors n’ouvrez pas. Ou ouvrez. Ça ne change rien. Nous sommes déjà dans vos murs.

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    3 mins
  • Charles d’Orléans : que me conseillez-vous mon cœur ?
    Nov 21 2025

    I. Doute Que me conseillez-vous, mon cœur ? Dois-je cliquer, malgré la sueur, Ou laisser l’écran devenir noir, Comme mes mains qui tremblent ce soir ?

    II. Faute Notification bleue, silence figé, « peine douleure » mal orthographiée — cicatrice verbale, blessure au doigt, mauvais signe qu’elle ne lira pas.

    III. Rejet L’icône grésille, la pièce jointe s’efface, Tampon refus, captcha sans grâce. Chaque barrière devient un mur, chaque code un oracle obscur.

    IV. Espoir Pourtant j’imagine encore sa voix, Douce, légère, qui dit « pourquoi pas ». Un fil ténu traverse la machine, comme un psaume perdu, clandestin.

    V. Chute Mais la lumière clignote, tout s’efface, mots tronqués, messages sans trace. Et le cœur répond, froid, mécanique : « ERREUR FATALE — AMOUR NON PRIS EN CHARGE. »

    💕

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    3 mins
  • Pablo Neruda, À mon cœur suffit ta poitrine
    Nov 11 2025
    Le vieux professeur entre, sa canne résonne contre les marches de l’amphithéâtre. Les néons bourdonnent. L’odeur de craie et de poussière flotte. Quelques étudiants tapotent sur leurs téléphones, d’autres notent mécaniquement. Il pose ses feuilles sur le pupitre, ajuste ses lunettes. Sa voix s’élève, grave, ferme : « Écoutez. Ce poème de Neruda, le douzième du recueil Vingt poèmes d’amour et une chanson désespérée, n’est pas un simple élan romantique. C’est une cartographie de l’amour. Brutale, lucide, contradictoire. » Il écrit à la craie : « À mon cœur suffit ta poitrine, Mes ailes pour ta liberté. » « Voyez, dit-il, cette équation fondamentale. La poitrine comme refuge, le cœur qui s’y blottit… et en retour, non pas l’emprisonnement, mais les ailes, la liberté donnée. Voilà la tension même de l’amour. Le lien n’existe qu’en laissant l’autre s’échapper. » Sa main tremble légèrement. La craie casse. Il reprend, la gorge plus sèche : « L’aimée est ici décrite comme rosée, comme vague. Présente, puis absente. Belle, mais insaisissable. Une vague que l’on sent passer… mais qu’on ne retient jamais. » Il s’interrompt. Son regard se perd. Les étudiants attendent. Un silence s’installe. Il tente de reprendre : « Oui… insaisissable… comme elle. » Sa voix a changé. Elle est rauque, plus basse. Il serre la rambarde. Sa respiration se fait audible. « Il y a longtemps… une autre salle. Une autre lumière. Et elle, assise au troisième rang. Pas ses notes qu’elle écrivait, non… ses yeux, fixés sur moi. Elle me déshabillait en silence. Et j’ai compris que j’avais cessé d’être le maître. » Des murmures dans l’amphi. Il continue, plus vite, comme si les digues cédaient : « Sa jupe courte, volontaire, ses cuisses croisées. Elle savait ce qu’elle faisait. Quand elle décroisait, quand elle souriait. J’ai cru résister. Mais chaque mot de mon cours devenait tremblement. Chaque vers de Neruda, une confession que je n’osais pas faire. » Il ferme les yeux, la sueur perle à son front. Sa voix se brise, mais il poursuit, sans détour : « Ce soir-là… elle est venue après le cours. Ses pas claquaient dans le couloir vide. Elle ne m’a pas laissé parler. Ses mains sur ma veste, sa bouche brûlante sur la mienne. Sa langue, son parfum, sa chaleur… J’ai senti ses seins contre ma poitrine, refuge et abîme à la fois. Je tremblais. Moi, vieux professeur, tremblant comme un élève. » Il pose sa main contre le bois de la chaire, comme pour se retenir de tomber. « Ses jambes autour de ma taille… son souffle dans mon oreille… chaque soupir un oiseau qui battait dans mon sang. Et quand elle a gémi, quand elle a serré, je savais… je savais que j’étais perdu. Qu’elle était la vague. Qu’elle viendrait, repartirait, et que je l’attendrais toujours. » Un silence glacé s’abat. Les étudiants sont figés. Certains ont les yeux écarquillés, d’autres détournent le regard. Lui, les mains tremblantes, la voix presque éteinte : « Voilà ce que dit Neruda. L’amour n’est pas possession. C’est un incendie qui vous consume et vous laisse nu. Et je vous le dis… je brûle encore. » ⸻ L’amphithéâtre reste figé. Les téléphones ont tout enregistré. Quelques jours plus tard, la lettre arrive : suspension, commission disciplinaire, carrière terminée. Dans une salle nue, trois silhouettes derrière une table. — « Vos propos sont indignes d’un enseignant. » — « Vous avez sali votre fonction. » Lui, assis, leur sourit. Longuement. Presque amusé. Ses yeux disent : “Vous ne comprenez rien.” Mais sa bouche reste close. Pas une excuse. Pas une défense. La retraite était proche. Ils croyaient le briser. Mais il savait. Il lui restait ce feu. Cet incendie qu’aucun papier timbré ne pourrait jamais éteindre. Il quitte l’université, la canne résonnant sur les dalles. Déchu, mais plus vivant que tous ceux qui l’ont condamné. Si ça t’a remué un peu, fais circuler : abonne-toi, partage, laisse une trace griffonnée. C’est comme ça que la poésie évite de s’éteindre… enfin j’imagine. On se recroisera peut-être ailleurs : Actu-Rime — une chanson qui gratte, un décryptage qui cogne : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/actu-rimes-comprendre-le-monde-en-musique/id1769964253 SnapCult — des recos sèches, moins de cinq minutes, ça claque et ça passe : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/snapcult/id1806802943 Voilà. Bref. Abdelghani Boudik Find out more at https://poesie-en-musique.pinecast.co
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    4 mins
  • Paul Éluard : la courbe de tes yeux
    Nov 1 2025

    Ipad posée sur mes genoux, je tape ce vers : « la courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur ». La lumière vacille, reflet bleu sur mes ongles, et ce cercle amoureux ressemble à une projection de cinéma rayée. Je pense aux films de Buñuel, aux paupières tranchées de Un chien andalou, où l’œil devient à la fois ouverture et blessure. Le poème d’Éluard dialogue alors avec une image brutale, comme si l’amour devait toujours frôler la coupure.

    Les métaphores gonflent, mais je les tords. Pas de « bateaux » : plutôt des ascenseurs qui toussent, des ventilateurs qui brassent la chaleur d’une salle de répétition, des néons qui grésillent comme des insectes. Les « feuilles de jour » se changent en fenêtres de navigateurs ouvertes trop vite, saturées d’icônes, prêtes à s’éteindre. Je sens la chaleur moite sous mon bras, odeur plastique de la batterie qui chauffe, et cette matérialité numérique contamine la douceur du poème. Les regards deviennent projecteurs de galerie, diffusant un halo qui tremble au moindre souffle.

    Puis le vers se fissure : « si je ne sais plus tout ce que j’ai vécu, c’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu ». J’appuie trop fort, l’écran répond mal, mes doigts laissent une sueur acide. Je revois un instant la salle d’hôpital, murs blancs, parfum de désinfectant, quand un visage s’est tourné ailleurs. Là, le monde s’est réduit comme une fenêtre minimisée, et j’ai senti un vide physique dans la poitrine, comme une panne électrique interne. L’aveu est là, trop lourd : ma mémoire dépend de ton regard.

    « Tout mon sang coule dans leurs regards. » Cette phrase vibre, devient organique. Je sens un battement sec dans mes tempes, une crampe qui serre les doigts. Dehors, la sirène d’un scooter résonne avec cette tension, et j’entends dans l’air un martèlement sourd, comme une rythmique techno mal réglée. L’univers entier, fragile, dépend d’un clignement — et si tes yeux se ferment, tout s’éteint, l’écran, le corps, la ville.

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    Voilà. Bref.

    Abdelghani Boudik

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    3 mins
  • François Villon : la balade des pendus
    Oct 21 2025

    Impact frontal : « Frères humains », et déjà ça craque comme une poutre qui cède. L’ouverture de Villon est un jet de pierre dans la poitrine. Pas d’échauffement, juste la vision : cordes, os, foule qui passe en retenant son souffle. Ça claque et ça salit.

    Puis l’orgie des détails : pluie qui boit, soleil qui grille la chair, oiseaux qui percent les orbites. Mais cette fois les voix se mêlent : une supplie, une autre ricane, une troisième transforme le refrain en disque rayé, sample médiéval qui résonne comme une publicité cassée. Le texte se tord en polyphonie, et chaque retour du refrain cogne comme un marteau sur métal. C’est prière et sarcasme à la fois.

    Pont parasite : graffiti sur un mur humide, affiches déchirées, slogan de prière collé à un beat de rap invisible. Je sens sous mes côtes ce froid sec — l’impression que les oiseaux picorent déjà mes organes. La feuille elle-même devient molle, peau humide entre mes doigts. Et la voix ironique me souffle encore : « Rien à absoudre ».

    Chute nette : honte de respirer encore.

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