Nos années collector cover art

Nos années collector

Nos années collector

By: Nostalgie Belgique
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About this listen

Nos Années Collector est une séquence emblématique de Nostalgie+, animée par Anouchka Sikorsky , qui invite les auditeurs à replonger dans une année précise des années 60 ou 70, chaque week-end, le samedi et le dimanche de 11h à midi.

Le temps d’une heure, Anouchka ouvre l’album des souvenirs et feuillette une année comme on tournerait les pages d’un vieil agenda : avec émotion, précision et tendresse. Que faisiez vous cette année-là ? Où viviez vous ? Quel âge aviez-vous ? Qu’écoutiez vous à la radio ? Autant de questions qui réveillent la mémoire collective et personnelle.

Dans Nos Années Collector, chaque année est explorée sous tous ses angles :
la musique des années 60 et 70, avec les grands tubes et artistes incontournables comme Françoise Hardy, Johnny Hallyday, Claude François, Joe Dassin, Michel Sardou, Serge Gainsbourg, Elvis Presley, The Beatles, The Rolling Stones, Bee Gees, ABBA ou encore Elton John ;
les événements historiques et politiques marquants comme la crise des missiles de Cuba, la révolution iranienne de 1979, la mort du général de Gaulle, l’élection de Valéry Giscard d’Estaing, ou encore les premières élections européennes ;
le cinéma des années 60 et 70, avec des films cultes tels que Lawrence of Arabia, Le Cercle rouge, Les Demoiselles de Rochefort, Borsalino, Love Story ;
la littérature, avec Georges Simenon, Marguerite Duras, Albert Camus, John Steinbeck ;
sans oublier la vie quotidienne, l’art de vivre, les modes vestimentaires, les objets cultes (45 tours, transistors, téléviseurs noir et blanc, mini-jupes, jeans, pick-up), les habitudes familiales et sociétales.

Cette séquence ne se contente pas de raconter l’Histoire : elle la fait revivre, avec des anecdotes précises, des repères concrets et une bande-son soigneusement choisie : Tous les garçons et les filles, Let It Be, Born to Be Alive, Respect, Waterloo, In the Navy… autant de chansons qui ont accompagné des millions de vies.

Nos Années Collector, c’est une véritable madeleine de Proust radiophonique, pensée pour celles et ceux qui ont grandi, aimé, travaillé et rêvé au rythme des années 60 et 70.Nostalgie+
Music
Episodes
  • 1976 : l’été de tous les excès, de Abba à Taxi Driver, quand le monde brûlait doucement
    Feb 15 2026
    Pour beaucoup de Belges, 1976 évoque d’abord un été hors norme. Dès le mois de mai, le soleil s’installe durablement, les températures grimpent et la sécheresse devient historique. Les autorités appellent à économiser l’eau, mais dans les souvenirs, cet été reste lumineux et heureux. Les enfants vivent dehors, jouent au football dans la rue, font du vélo jusqu’à la tombée de la nuit, genoux écorchés et visages bronzés, sans crème solaire ni inquiétude excessive des parents. On rentre à la maison quand les lampadaires s’allument.

    À l’intérieur, les maisons belges affichent fièrement leur décor typique des années 70 : canapés bas marron, tables basses en verre et acier, tapis épais à motifs géométriques, tables gigognes et papier peint omniprésent. Le formica règne dans les cuisines. Les appareils électroménagers sont solides, bruyants, conçus pour durer. La télévision est devenue centrale : elle rassemble la famille chaque soir pour le journal télévisé ou les variétés du week-end. On se lève encore pour changer de chaîne. En 1976, Patrick Poivre d’Arvor fait ses débuts au JT sur Antenne 2, tandis que les jeux de 20h arrivent sur FR3 avec Maître Capello et Maurice Favières. À la RTB, le journal télévisé change souvent d’horaire, au grand désarroi des téléspectateurs.

    La société évolue : les femmes travaillent de plus en plus à l’extérieur, apportant un second salaire qui permet quelques luxes — restaurants, vacances à l’étranger, voiture plus récente. Pourtant, à la maison, les rôles restent bien ancrés. La cuisine est simple et nourrissante : potage maison, boulettes sauce tomate, légumes du jardin. Le dimanche reste sacré, avec le rôti, les haricots verts et le dessert maison, souvent partagé avec les grands-parents. Beaucoup de familles partent à la côte belge ; d’autres découvrent le camping et la caravane, symbole de liberté. Certains investissent même dans une résidence secondaire en Espagne, attirés par un immobilier encore très abordable.

    Sur le plan culturel, 1976 est une année riche. On lit beaucoup. Georges Simenon demeure une référence incontournable. Le succès littéraire de l’année est La Vie devant soi d’Émile Ajar, sans que l’on sache encore qu’il s’agit de Romain Gary. Marguerite Duras, avec Le Camion, divise et interroge, proposant une œuvre radicale sur la solitude, la folie et le politique.

    Au cinéma, 1976 marque durablement les esprits avec Taxi Driver de Martin Scorsese, porté par un Robert De Niro glaçant. À l’opposé, Rocky séduit le public avec Sylvester Stallone, incarnation de l’homme ordinaire qui croit en sa chance. En Europe, Claude Sautet signe Mado avec Michel Piccoli et Jacques Dutronc, explorant les fragilités humaines.

    Politiquement, 1976 est une année de transition majeure. En Chine, la mort de Mao Zedong marque la fin d’une ère. Aux États-Unis, Jimmy Carter est élu, incarnant un retour aux valeurs morales après le scandale du Watergate et la présidence de Richard Nixon. En Afrique du Sud, les émeutes de Soweto révèlent au monde la violence de l’apartheid. En Irlande du Nord, Betty Williams et Mairead Corrigan reçoivent le prix Nobel de la Paix pour leur combat non violent.

    Enfin, la musique constitue la bande-son de cette année brûlante. La variété francophone domine : Michel Sardou avec Je vais t’aimer, Joe Dassin et À toi, Sylvie Vartan, Alain Souchon et Bidon, composé avec Laurent Voulzy. À l’international, Queen impressionne avec Somebody to Love, Donna Summer électrise avec Love to Love You Baby, et ABBA triomphe avec Fernando. Mais 1976 voit aussi surgir une rupture radicale : le punk, incarné par les Sex Pistols et Anarchy in the UK, choque les adultes et séduit une jeunesse en quête d’identité.
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    10 mins
  • 1966 : des Trente Glorieuses à Revolver, entre télé noir et blanc, Magritte et Brel
    Feb 14 2026
    En 1966, la vie en Belgique s’inscrit encore dans la douceur des Trente Glorieuses. Le plein emploi rassure, les carrières sont stables et l’avenir semble prometteur. Le temps s’écoule plus lentement, sans urgence excessive. À la maison, la télévision noir et blanc s’impose comme le nouveau centre du salon, posée sur un meuble en formica ou en teck, parfois décorée d’un napperon crocheté. On ne la regarde qu’à certains moments précis, surtout le soir, sauf le mercredi après-midi, jour de congé scolaire, où la RTB lance l’émission jeunesse Feu Vert, animée par Jacques Careuil et André Rémy.

    Le téléphone en bakélite noire trône dans le hall ou le salon. Les conversations sont brèves, rarement privées, sauf pour les amoureux qui y glissent quelques mots tendres. Le courrier garde une valeur précieuse : lettres manuscrites, cartes postales, nouvelles attendues avec impatience. On se chauffe encore souvent au charbon, on cuisine parfois sur des fourneaux, même si les cuisinières au gaz en bonbonne commencent à apparaître. Les intérieurs racontent une histoire familiale, avec papiers peints à motifs, moquettes épaisses, vitrines remplies de bibelots et meubles en chêne clair. Le dimanche matin, on tond la pelouse sans se soucier du bruit. Les vacances se passent majoritairement à la côte belge, ou, pour les plus aventureux, sur les routes nationales vers le sud de la France, fenêtres ouvertes et pique-nique improvisé.

    Sur le plan culturel, 1966 est une année foisonnante. La littérature devient plus accessible grâce aux éditions de poche. Romain Gary publie La Promesse de l’aube, hommage poignant à sa mère. Oublier Palerme d’Edmonde Charles-Roux reçoit le prix Goncourt, tandis que Simone de Beauvoir interroge la condition féminine avec Les Belles Images. Le cinéma est un événement en soi : Le Bon, la Brute et le Truand de Sergio Leone, porté par Clint Eastwood et la musique d’Ennio Morricone, devient mythique. En France, Claude Lelouch triomphe avec Un homme et une femme, Palme d’Or à Cannes. En Belgique, René Magritte poursuit son œuvre surréaliste, interrogeant le réel et les apparences.

    L’actualité mondiale, elle, est plus tendue. La guerre du Vietnam s’intensifie et choque l’opinion publique occidentale par ses images télévisées. Aux États-Unis, Lyndon B. Johnson fait face à une contestation croissante. En Chine, Mao Zedong lance la Révolution culturelle, bouleversant brutalement la société. En Belgique, les tensions communautaires montent, tandis que le gouvernement de Paul Vanden Boeynants tente de maintenir un fragile équilibre. Le prix Nobel de la Paix est attribué à l’Organisation internationale du Travail, symbole d’un attachement fort aux droits sociaux.

    Musicalement, 1966 marque un tournant. Les The Beatles publient Revolver, album révolutionnaire. Bob Dylan affirme son virage électrique avec Blonde on Blonde. Les The Rolling Stones provoquent et séduisent. Côté francophone, Jacques Brel bouleverse avec Ces gens-là et Amsterdam, avant de faire ses adieux à la scène. France Gall incarne la jeunesse avec Baby Pop, Salvatore Adamo touche les consciences avec Inch’Allah, tandis que Michel Polnareff surprend avec La Poupée qui fait non, accompagné à la guitare par Jimmy Page. Françoise Hardy confirme son aura mélancolique avec La Maison où j’ai grandi, et Antoine amuse et divise avec ses élucubrations et ses cheveux longs.
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    11 mins
  • 1961 : entre twist, Mur de Berlin et Maigret à Ostende
    Feb 8 2026
    En 1961, la Belgique vit encore sous l’ombre de la grande grève de l’hiver 1960-1961, l’un des plus importants mouvements sociaux de son histoire. Les discussions se font à voix basse dans les cuisines, autour d’une bière Jupiler ou d’un verre de bière de table, tandis que la radio diffuse des nouvelles parfois anxiogènes. La télévision en noir et blanc, encore rare, est presque sacrée : on ferme les rideaux, on baisse la lumière, on se tait pendant le journal télévisé. Les intérieurs sont chaleureux, chargés de meubles en bois foncé, de napperons crochetés et de photos de famille. La vie quotidienne est rythmée par les petits commerces de quartier, les cafés du village et les promenades en famille.

    La société reste très codifiée. Les femmes portent robes élégantes, gants et manteaux bien coupés ; les hommes sortent en veste et cravate, surtout le dimanche pour la messe. En cuisine, on prépare des plats mijotés : carbonnades flamandes, lapin à la moutarde, rôti dominical. L’arrivée d’un frigo, d’une machine à laver ou d’une cuisinière moderne est vécue comme un véritable progrès, même si certaines ménagères continuent à laver le linge délicat à la main. L’été, on part à la mer du Nord, à Ostende, Blankenberge ou La Panne, pour des vacances simples, entre gaufres chantilly, cuistax et croquettes de crevettes.

    Sur le plan culturel, 1961 est une année intense. En littérature, Les Damnés de la Terre de Frantz Fanon marque les esprits par sa réflexion sur la décolonisation. Catch-22 de Joseph Heller choque par son humour noir et sa critique de l’absurdité militaire. En Belgique, Georges Simenon reste omniprésent avec Maigret et le voleur paresseux, lu partout, des trains aux cafés. Le prix Nobel de littérature est attribué à Ivo Andrić, tandis que la disparition d’Ernest Hemingway bouleverse le monde des lettres.

    Au cinéma, West Side Story triomphe avec Natalie Wood, Rita Moreno et George Chakiris, remportant dix Oscars. Le public rit aussi avec La Belle Américaine de Robert Dhéry et frissonne avec Le Cave se rebiffe porté par Jean Gabin.

    Dans le monde, 1961 marque l’entrée de l’humanité dans l’ère spatiale : le 12 avril, Yuri Gagarin devient le premier homme dans l’espace. Quelques mois plus tard, la construction du Mur de Berlin coupe l’Europe en deux, déchirant des familles pendant près de trente ans. Aux États-Unis, John F. Kennedy incarne une nouvelle génération, crée le Peace Corps, mais autorise aussi le désastre de la baie des Cochons à Cuba. En Belgique, la crise politique se poursuit après la perte du Congo, avec la chute du gouvernement Eyskens et l’arrivée du gouvernement Théo Lefèvre.

    Enfin, la musique est omniprésente et donne une identité à la jeunesse. On danse le twist sur Let’s Twist Again de Chubby Checker, immense succès de 1961. Johnny Hallyday séduit avec Retiens la nuit, Gilbert Bécaud bouleverse avec Et maintenant, tandis que Stand by Me de Ben E. King devient un hymne universel. Jacques Brel marque les esprits avec Le Moribond. Édith Piaf, affaiblie mais immense, triomphe avec Non, je ne regrette rien et Mon Dieu. Charles Aznavour impose son style avec Je m’voyais déjà. Et à l’Eurovision, Jean-Claude Pascal fait gagner le Luxembourg avec Nous les amoureux.
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    11 mins
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