Les blogues de Mon Credo cover art

Les blogues de Mon Credo

Les blogues de Mon Credo

By: Mon Credo
Listen for free

About this listen

Mon Credo est une plateforme accueillante et inclusive qui te permet d’explorer une foule de sujets en matière de foi et de spiritualité chrétiennes. Ici, on explore, on découvre, on discute, on échange et on fait des rencontres surprenantes… dans la bienveillance et l’ouverture d’esprit.

Dans nos blogues, nous abordons des enjeux contemporains depuis le point de vue de la foi et de la spiritualité. Quand les expériences de la vie suscitent la discussion et éveillent la réflexion, Mon Credo offre une perspective unique sur les choses. Découvre comment notre foi peut guider notre compréhension du monde qui nous entoure.

Copyright 2026 All rights reserved.
Christianity Spirituality
Episodes
  • Léa et Rachel, deux sœurs, un mari et un Dieu
    May 2 2026
    Léa et Rachel, deux sœurs, un mari et un Dieu. Un blogue de Jean Loignon.

    L’histoire du grand patriarche biblique Jacob est liée à Léa et Rachel. La compétition entre ces deux sœurs et la compassion de Dieu sont à la source des douze tribus d’Israël.

    Une histoire de bigamie avec deux sœurs

    Les Églises chrétiennes conservatrices incitent volontiers leurs ouailles à pratiquer « une sexualité biblique » qui serait celle d'un homme et d'une femme mariés, dans le cadre d'un couple exclusif et voué à une procréation féconde et multiple.

    Fonder bibliquement une telle conception suppose une lecture très sélective des Écritures et un détour par les récits du Premier Testament risque de ménager bien des surprises.

    Ainsi l'histoire de Jacob est celle d'une bigamie incestueuse et d’un recours à des mères porteuses, pourtant à l'origine symbolique du peuple d'Israël...

    C'est dans le livre de la Genèse, entre les chapitres 29 et 35.

    Une histoire fondée sur le mensonge

    Jacob, fils d'Isaac et préféré de sa mère Rebecca, est né dans une rivalité immédiate avec son frère jumeau Ésaü, à qui il extorque son droit d'aînesse et, par tromperie, la bénédiction de son père devenu vieux et aveugle.

    Il doit s'enfuir chez son oncle Laban et lors d'une rencontre près d'un puits, il tombe amoureux de sa cousine, la très belle Rachel.

    En échange de sept années de travail, il obtient de l’épouser, mais lors de la noce, Laban le trompe en substituant à Rachel sa sœur Léa, dont les charmes sont moindres.

    Jacob persiste et finit par épouser Rachel, moyennant sept autres années de travaux.

    Fin de l'histoire?

    Non, car des unions fondées sur le mensonge ne peuvent pas être heureuses.

    Léa n'est pas aimée, mais elle est féconde; Rachel est aimée, mais elle est stérile : la jalousie va déchirer les deux sœurs et les lancer dans une compétition avec un moyen de l'époque, le même dont Sarah avait usé pour donner un premier fils (Ismaël) à Abraham.

    Rachel donne sa servante Bilha à un Jacob plutôt passif et obtient deux fils reconnus comme les siens.

    Mais Léa veut garder son avantage et bien qu'elle ait déjà enfanté six fils et une fille, elle donne à son tour sa servante Zilpa à Jacob : deux fils supplémentaires naissent.

    Victoire démographique de Léa? Pas tant que cela, car Rachel devient féconde par intervention divine et donne enfin naissance à un fils, puis plus tardivement à un dernier, au prix de sa vie.

    Un Dieu au secours des deux sœurs

    Nous avons à l'évidence dans cette histoire pas très recommandable le reflet d'une société patriarcale, où les femmes sont vouées à la procréation sous peine d'humiliation et de déshonneur et d’exclusion.

    Les servantes (esclaves?) servent de ventres de substitution et sont niées dans leur rôle de mère, ce qui n'avait pas été le cas d'Agar.

    Jacob, le trompeur trompé se décharge de ses responsabilités et c'est un Dieu réparateur d'une situation biaisée qui intervient.

    Dieu est sensible au manque d'amour éprouvé par Léa et le compense par des naissances multiples.

    Mais il se souvient de Rachel et la libère de sa stérilité, car rien n'est pire pour une femme dans cette société où la famille et les hommes sont tout.

    Le lien entre les deux sœurs est-il brisé à jamais?

    Non, car Léa et Rachel arrivent à se parler. La première possédant des mandragores – fruits et aussi philtre d’amour – elle accepte de les donner à Rachel, en échange de son accord pour s’unir à Jacob : négociation scabreuse à nos yeux, mais dont les deux femmes sont pour une fois actrices.

    Léa et Rachel, les deux sœurs à l’origine des douze tribus d’Israël

    Enfin, Léa et Rachel donnent elles-mêmes des noms imagés à leurs douze fils, lesquels à égalité, fils des deux mères ou des deux servantes, seront à l’origine des douze tribus d’Israël.

    Ce Dieu réparateur et justicier ne serait-il pas un peu féministe?

    Cet article est grandement redevable au parcours « Frères et sœurs dans la Bible / Léa et Rachel » proposé par Théovie.

    https://www.theovie.org/parcours-bibliques/freres-et-soeurs-dans-la-bible/

    Show More Show Less
    4 mins
  • L’humilité… qu’est-ce que ça donne?
    Apr 29 2026
    L’humilité… qu’est-ce que ça donne? Un blogue de Stéphane Godbout. À une époque où règnent la performance, l’obsession de l’image et de l’autonomie, qui veut encore parler d’humilité? Ainsi, dans nos sociétés modernes, riches et connectées, l’idée d’humilité semble bien à contre-courant. Pourtant, dans la vraie vie, cette qualité demeure essentielle pour pleinement nous épanouir. Explorons ensemble ce paradoxe. L’humilité, la mal aimée. Dans une époque marquée par l’individualisme et la compétition, cet appel à l’humilité pourrait susciter chez vous des réactions d’incompréhension. Toutefois, ce n’est pas d’aujourd’hui que nous oublions l’importance de l’humilité dans nos vies, dans nos relations avec les autres. Cet extrait de la lettre de Paul aux Philippiens (chapitre 2, verset 3) l’illustre bien : « Ne faites rien par esprit de rivalité ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. » Une culture de la performance à tout prix. Nos sociétés valorisent toujours la compétition, l’accomplissement individuel et le succès visible. L’humilité, qui invite à reconnaître ses limites et à privilégier le service aux autres dans l’anonymat ou dans la discrétion, va à l’encontre de ces idéaux. Vitesse, productivité et vide intérieur. Malgré l’attrait de la vitesse et de la productivité, cette culture de la performance provoque lassitude mentale et anxiété. Ainsi, beaucoup ressentent un vide intérieur et un besoin de se reconnecter à des valeurs plus profondes, de trouver un sens et de bâtir des relations plus saines. Être vulnérable. Moi? Jamais! Reconnaître ses faiblesses ou sa dépendance envers les autres est difficile dans une société qui glorifie l’autonomie et le contrôle. L’humilité dérange parce qu’elle questionne nos modes de vie et elle demande une posture de confiance et d’ouverture. Jésus savait comment il pouvait être difficile d’avoir pleinement confiance en l’humilité. Même il y a deux mille ans, aller dans une telle direction était contre-intuitif. Jésus l’a d’ailleurs exprimé clairement au jeune homme riche qui cherchait à accéder à la vie éternelle : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » (Matthieu, chapitre 19, verset 24) Agir humblement, peut constituer un atout! Personnellement, mon propre chemin spirituel, avec mes succès et mes échecs, m’a permis de constater que l’humilité, souvent perçue comme une vertu du passé, propose une alternative libératrice dans la recherche d’un nouvel équilibre. Il s’agit alors d’un élan plus authentique qui mène à un vrai respect de soi et des autres. Toutefois, cet élan ne conduit pas nécessairement à la richesse et au succès rapide. Il poursuit plutôt un idéal plus holistique. L’apprentissage de l’humilité est un processus qui s’échelonne sur toute la vie. Ce n’est jamais terminée! Dans la lettre aux Romains, chapitre 12, verset 10, Paul nous rappelle d’ailleurs ce conseil : « Soyez pleins d’affection les uns pour les autres, par l’amour fraternel ; dans l’honneur, faites preuve de prévenance les uns pour les autres. » Pourquoi ne pas s’inspirer de ces paroles sages dans notre vie quotidienne! Je suis compétent, mais je ne sais pas tout. Dans un monde où l’on cherche souvent à tout contrôler, l’humilité peut commencer par l’acceptation réelle de nos limites. Cela ne signifie pas de renoncer à nos ambitions, mais permet de comprendre que l’erreur, l’échec ou l’imprévu font partie de la condition humaine. En reconnaissant nos faiblesses et nos limites, nous ouvrons la porte à une authenticité libératrice qui fait automatiquement baisser l’anxiété nourrie par la peur du jugement. L’humilité participe donc à notre paix intérieure. Ainsi, dans une réunion professionnelle, il est possible de dire : « Je ne sais pas, mais je vais chercher une réponse ». Dans la plupart des milieux, cette attitude a le potentiel de renforcer la confiance des autres. Elle permet de valoriser l’honnêteté sur la prétention. Elle donne une idée plus juste de qui nous sommes et de ce que nous pouvons vraiment apporter. Est-ce que je peux t’être utile? L’humilité s’exprime aussi par un regard bienveillant tourné vers les besoins des autres. Elle nous invite à cultiver la gratitude et à redonner ce que nous avons reçu. Elle reconnaît la valeur de chacun et permet de créer des liens fondés sur l’entraide, le respect et l’amour. Pour ce faire, il est possible de s’engager dans une cause locale ou, plus simplement, d’apporter son soutien à un collègue dans le besoin, non pas pour être applaudi, mais pour la joie et le plaisir de contribuer. ...
    Show More Show Less
    9 mins
  • Le corps des femmes
    Apr 25 2026
    Le corps des femmes. Un blogue de Martine Lacroix. Dieu, dis-moi qui est la plus belle femme? L’autrice de ces lignes, nouvellement sexagénaire, tignasse colorée, mais binette dépourvue de toute trace de botox, sait pertinemment que le physique vieillissant d’une femme n’est pas perçu de la même façon que celui d’un homme. Le vieillissement du corps des femmes. Inégalité encore et toujours! Des épis gris chez monsieur? Oh que ça lui donne du charme! Quelques mèches grises chez madame? Voyons donc, ça n’a pas de maudit bon sens de se négliger de même. Honte à elle! Combien de vedettes féminines ne doivent-elles pas subir la vindicte de la populace au sujet de leur apparence? Beauté naturelle ou beauté retouchée par la chirurgie? Et ce visage angélique aperçu sur les panneaux publicitaires, n’existe-t-il que grâce à l’intelligence artificielle? L’anatomie féminine fascine depuis des lunes. Même à l’époque où évoluait Jésus, visages et corps suscitaient des commentaires… L’évolution des critères de beauté des femmes au travers des siècles. Alors que la présence des concitoyennes du Christ s’avère passablement discrète dans la Bible, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que, les rares fois où l’on mentionne les femmes, il arrive que leur morphologie soit évoquée. Entendons-nous, il n’est nullement question de détails aussi précis que le fameux 36-24-36. Se pointe plutôt quelque chose d’aussi timide qu’une femme « belle de figure » comme Saraï ou « belle de taille » telle Rachel. Attention! Une femme ne devait toutefois pas être aussi fardée que la vilaine Jézabel. Et ces autres déesses qui se prénommaient Rébecca, Abigaïl, Vasthi ou encore les filles de Job, de quoi avaient-elles l’air? À cette époque, quels critères pouvaient bien déterminer qu’une femme était canon? Mince et musclée comme dans l’Antiquité? À moins que la plastique féminine rêvée s’avérait filiforme comme celle des femmes au Moyen Âge ou comme Twiggy, papesse de la mode des années 1960. Considérait-on comme séduisante une femme qui affichait une allure anorexique telle la top-modèle Kate Moss au début de la décade 1990? Et les compatriotes du Christ dont la tunique se gonflait d’une abondance de chair qui aurait fait saliver Rubens, se voyaient-elles pointées du doigt? Accomplissant leurs tâches cosmétiques, Marie et ses voisines discutaient-elles de la pertinence de dénoncer la grossophobie? Hum! Les critères esthétiques remis en cause. 2025 étant toute jeune, pourquoi ne pas prendre la résolution de voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide? Les mannequins au physique décharné semblent en voie d’extinction sur les podiums ainsi que dans la presse féminine. Même le monumental indice de masse corporelle (IMC), dont on nous rabat les oreilles depuis des décennies, commence à vaciller sur son socle. Pour quel motif? C’est qu’une personne peut afficher quelques rondeurs tout en étant pétante de santé tandis que la sveltesse enviée d’une autre découle peut-être d’un mode de vie malsain. Autre bonne nouvelle, le concept de diversité corporelle voit son fan-club augmenter chaque jour un peu partout sur la planète. Et que dire de toutes ces femmes de plus en plus nombreuses qui, comme moi, s’inquiètent que ces cosmétiques dispendieux dont elles abusent soient susceptibles de perturber leur système endocrinien ? Remettre en question certains aspects de sa routine beauté peut en faire grimacer plusieurs et ainsi causer des dommages à leur faciès généreusement tartiné de Maybelline, Revlon, Cover Girl et compagnie. Par contre, cela ne vaut-il pas mieux que d’être sur le pilote automatique? Les aspects positifs liés à une belle apparence. Connaissez-vous la populaire téléréalité L’amour est dans le pré? En 2014, Luc, l’un des participants, avait commenté l’allure de sa candidate favorite en déclarant « qu’elle n’était pas la dernière à avoir pigé dans le sac à faces ». L’originalité de son propos avait enflammé l’auditoire. Mais peu importe les termes employés afin de décrire la beauté, il est indéniable que certaines personnes possèdent une morphologie qui leur attire spontanément des éloges. Dès que ces vénus et ces adonis surgissent quelque part, tous les regards se tournent avec adoration sur leur apparence quasi parfaite. Cela leur confère évidemment un certain pouvoir. Au point de vue sentimental, les cœurs à prendre vont probablement voir une file s’étendre à leurs pieds afin de les conquérir alors que leurs semblables à l’allure quelconque risquent de rester plus longtemps sur le carreau. Il paraît même qu’une plastique agréable représente un sérieux coup de pouce au niveau professionnel. Dans un article du Journal de Montréal datant du 31 août 2024, Annie ...
    Show More Show Less
    3 mins
No reviews yet
In the spirit of reconciliation, Audible acknowledges the Traditional Custodians of country throughout Australia and their connections to land, sea and community. We pay our respect to their elders past and present and extend that respect to all Aboriginal and Torres Strait Islander peoples today.